Nutrition

L'alimentation est un sujet de préoccupation ancestral. Après avoir cherché à s'alimenter suffisamment pour survivre, l'humain, vivant dans une société de consommation, s’attache désormais à limiter la quantité et à améliorer la qualité des nutriments ingérés.

La nutrition peut s’envisager schématiquement sous deux aspects :
• Un aspect quantitatif, c’est le domaine de la nutrition comportementale.
• Un aspect qualitatif, c’est le domaine de la nutrition fonctionnelle.

En réalité, les choses ne sont pas aussi compartimentées et les aspects qualitatifs et quantitatifs interférent dans bien des situations.

Nutrition comportementale



Définition

Tout individu devrait manger de façon physiologique, en respectant ses sensations de faim et de rassasiement. La recherche de critères normatifs (régime alimentaire) est à l’origine de nombreux troubles alimentaires. L’individu mange, dès lors, en fonction de règles et de croyances concernant les types d’aliments et les quantités autorisés.

Il ne se préoccupe plus de ses sensations internes, pourtant prédisposées à guider sa conduite alimentaire, mais il suit un programme préétabli par un tiers, en niant ses propres besoins et envies. C’est ainsi que 95% des personnes ayant fait un régime, ont repris leur poids voire plus au bout de 5 ans.

nutrition comportementale

A qui s’adresse cette démarche?
  • Aux personnes obèses, car l’obésité est rarement due à un problème nutritionnel.
  • Aux patients pris dans la spirale des régimes à répétition ; car il n’y a pas de meilleur expert ès calories que ces patients. S’ils sont en échec, c’est parce que la solution est ailleurs que dans une comptabilité appliquée des calories.
  • Aux mangeurs émotionnels, qui ne mangent plus en fonction de leurs sensations physiologiques de faim et de rassasiement.
  • A toutes les personnes qui souhaitent maigrir sans faire de régime strict, en respectant leurs rythmes physiologiques.


Étapes de la prise en charge

1 – Détection des facteurs biologiques du comportement alimentaire :

Dans les cas d’échec à l’amincissement, une évaluation des freins à l’amaigrissement pourra être effectuée grâce à une analyse biologique et micronutritionnelle. Certaines carences peuvent être source de difficultés à induire le processus d’amaigrissement. Les compulsions alimentaires peuvent également trouver leur origine dans un déséquilibre des neurotransmetteurs et/ou des acides gras. Des dosages biologiques permettent d’explorer ces diverses situations.


2 – Thérapie comportementale et cognitive des compulsions

Chaque individu devrait être capable de manger en fonction de ses sensations de faim et de rassasiement, mais la société de consommation, dans laquelle la nourriture se trouve à profusion, et dans laquelle l’idéal de minceur prime sur les besoins physiologiques, a introduit des biais perturbateurs, souvent émotionnels qui prennent le pas sur les sensations physiologiques. Il est possible de retrouver ces sensations, tout en apprivoisant les perturbations émotionnelles. On apprend alors à manger moins, en respectant ses propres signaux physiologiques, et non en suivant un programme alimentaire pré-établi.
Des programmes de thérapie cognitive et comportementale permettent d’agir sur le comportement alimentaire, mais également sur les émotions qui régissent ce comportement alimentaire.


3 – Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Avoir un surpoids n’est pas simple dans une société basée sur l’image. Cela est parfois source d’une perte d’Estime de Soi et de Confiance en Soi. Retrouver Confiance en Soi, permet souvent d’entreprendre une démarche d’amincissement. Croire en soi est un préalable à une reprise en main optimale.
Un médecin formé à la Thérapie Comportementale et Cognitive peut guider le patient dans cette démarche. Une thérapie d’estime de soi et/ou d’affirmation de soi peut être le point de départ d’une vie émotionnelle plus harmonieuse, sans honte ni culpabilité. Cette thérapie peut précéder ou faire suite à une thérapie centrée sur le comportement alimentaire.



Nutrition fonctionnelle



Définition

Les aliments que nous ingérons sont constitués de macronutriments (protéines, glucides, lipides) et de micronutriments (vitamines, oligo-éléments,…). Les micronutriments sont indispensables à l’assimilation, à la transformation et à une bonne utilisation des macronutriments.
La nutrition fonctionnelle est la dernière évolution des connaissances en nutrithérapie. Elle permet d’optimiser le fonctionnement de notre organisme, en repérant les diverses carences ou excès perturbateurs, ainsi qu’en agissant en amont par stimulation de certains paramètres biologiques.

A qui s’adresse cette démarche?

1 – Aspect thérapeutique :

Il est possible d’améliorer des pathologies ou des troubles déjà installés par une supplémentation adaptée. Certaines carences dues à un problème d’apport (alimentation déséquilibrée) ou à un problème d’absorption (problème de flore intestinale) ou à une mauvaise métabolisation des aliments ingérés (transformation dans l’organisme) peuvent être à l’origine de divers troubles : fatigue chronique, pseudo-dépression, blessures à répétition, fibromyalgie, troubles du sommeil, chute de cheveux, etc …

2 – Aspect préventif :

De nombreux compléments alimentaires « anti-âge » sont disponibles sur le marché. Il n’est pourtant pas facile de choisir celui qui est le plus adapté et la consommation de compléments inappropriés n’est pas toujours anodine. Pour établir un programme personnalisé, il faut tout d’abord faire un état des lieux des besoins par des dosages adaptés.

Étapes de la prise en charge

La démarche est une démarche médicale. Elle débute par un entretien, avec un interrogatoire précis aidé d’un questionnaire d’évaluation. Puis une analyse de la composition corporelle est réalisée. Enfin, le médecin proposera un dosage cutané, salivaire, sanguin et/ou urinaire établissant un état des lieux des déséquilibres. A la suite de cette démarche diagnostique, un programme personnalisé sera préconisé.


Les dosages biologiques spécifiques

Pour établir un programme personnalisé, il faut tout d’abord évaluer les besoins par des dosages adaptés.


Spectrophotométrie métaux lourds et oligo-minéraux (réalisé au cabinet sans prise de sang)

La technique innovante de spectrophotométrie permet une analyse rapide du stress oxydatif, des minéraux, des oligo-éléments et des métaux lourds. L’analyse est réalisée au niveau du derme de la paume de la main. Elle mesure l’efficacité métabolique avec laquelle certains minéraux sont déposés dans la protéine qui est en train de se synthétiser. Les déficits ou les excès de minéraux sont décelés, d’abord dans les cellules épithéliales, parfois des mois ou des années avant que les niveaux dans le sang deviennent anormaux.
Cet examen est réalisé au cabinet, sans prise de sang, et ne nécessite pas d’être à jeun.




Biologie clinique fonctionnelle (réalisé en laboratoire)

Les bilans biologiques les plus utilisés sont : le bilan nutritionnel et anti-radicalaire (dosage de toutes les enzymes neutralisant les radicaux libres, évaluation du risque cardiovasculaire,), le statut des acides gras (acides gras saturés, insaturés, acides gras essentiels, oméga3, oméga6, oméga9, …), le bilan des neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, noradrénaline)


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