Mésothérapie

Primum movens des thérapeutiques non invasives



Définition

La mésothérapie est une technique d’injection locale, mise au point à partir de 1952 par un médecin français, le docteur Michel Pistor. Soucieux de traiter ses patients avec le maximum d’efficacité et le minimum d’effets secondaires, il adopta comme devise : « peu, rarement et au bon endroit ».

mesotherapie

Cet adage décrit parfaitement l’esprit minimaliste et non invasif de sa technique. De très faibles quantités de produits sont injectées, très superficiellement, uniquement à l’endroit où cela est nécessaire, et le plus rarement possible car l’effet est durable dans le temps.

La mésothérapie est une technique d’injection atraumatique, qui permet une approche au plus près de la physiologie du vivant, pour la guider sans la heurter. Elle est donc particulièrement adaptée aux tissus qui vieillissent et/ou sont fragilisés.



Mésothérapie de la douleur

La douleur, les pathologies ostéo-articulaires et musculaires ont été les premières cibles de la mésothérapie.

Aujourd’hui elles restent des indications phares et les protocoles se sont précisés.

En rhumatologie, en médecine du sport et dans les pathologies du rachis, la mésothérapie s’est montrée efficace dans différentes indications (liste non exhaustive) : Arthrose, Lumbago, Sciatique, Cruralgie, Périarthrite, Tendinite, Entorse, Epine calcanéenne, Pathologies musculaires …

La cortisone n’est jamais utilisée dans les traitements de mésothérapie.

Mésothérapie à visée esthétique

Si le domaine esthétique fut, au départ, le versant le plus empirique, de la mésothérapie ; c’est aujourd’hui celui qui bénéficie du plus grand nombre d’études.

En 2010, le docteur Françoise George a développé le concept de Méso-Restructuration pour corriger la structure des tissus, au-delà de leur simple apparence. Il s’agit d’une mésothérapie alliant le caractère atraumatique de la mésothérapie à une pharmacopée à visée stimulante, restructurante et fonctionnelle. A la différence d’une mésothérapie à finalité exclusivement plastique, la mésorestructuration permet, non seulement de modifier l’aspect esthétique, mais tente également de restaurer la structure et le fonctionnement des tissus en stimulant les cellules de l’organisme, pour un résultat plus durable et physiologique.

Cette conception de la mésothérapie s’applique plus particulièrement aux situations suivantes : vieillissement cutané, cicatrices, chute ou modification de la qualité des cheveux, vergetures, cellulite.

Mésorestructuration



Vieillissement cutané

C’est le photo-vieillissement, induit par les UV, qui est responsable en grande partie de l’aspect fripé et pigmenté de la peau. Celui-ci s’observe préférentiellement au niveau des zones découvertes (visage, décolleté, mains, avant-bras).

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La mésorestructuration corrige les signes du photo-vieillissement, sans augmentation de volume tissulaire. Cette technique ne crée pas de volume, mais elle restaure la perte en collagène et en fibres élastiques de la peau en stimulant les récepteurs des fibroblastes (cellules qui synthétisent le collagène) et/ou certaines protéines. Il est également possible de réguler la pigmentation.

Vergetures

La vergeture n’est pas une maladie exclusive du tissu élastique. Elle est liée à une anomalie des fibroblastes, victimes d’une inflammation, puis d’une mort cellulaire (apoptose). Certaines techniques diminuent la visibilité des vergetures, mais n’en traitent pas la cause.

vergetures

La mésorestructuration permet de traiter les vergetures récentes en diminuant l’inflammation; et les vergetures anciennes en favorisant le renouvellement des cellules disparues. Elle traite donc les causes de la vergeture et le résultat est définitif.

Cicatrices

En mésothérapie, il faut distinguer deux types de cicatrice :

  • Les cicatrices nécessitant un comblement. Ce sont les cicatrices atrophiques, qui forment une dépression inesthétique. Si la dépression est limitée au derme, la mésothérapie sera efficace. C’est le cas des cicatrices d’acné, de varicelle, de vaccin, etc.
  • Les cicatrices nécessitant un traitement de la fibrose. Ce sont celles que nous appelons « cicatrices pathologiques », car elles ont parfois des répercussions autres qu’esthétique (notamment posturales).

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La mésorestructuration permet de corriger les cicatrices atrophiques en comblant (par un mécanisme de stimulation) la dépression cutanée, et les cicatrices pathologiques par une restructuration de la fibrose cicatricielle pour laisser place à un tissu physiologique.



Cellulite

La cellulite, longtemps reléguée au rang des disgrâces esthétiques, est une pathologie complexe (conjonctive, vasculaire, hormonale et inflammatoire), indépendante du poids, qui peut atteindre des femmes minces.

cellulite

Elle mérite à ce titre une approche médicale multifactorielle. C’est une pathologie de l’hypoderme superficiel (aspect « peau d’orange ») qui doit être différentiée des lipodystrophies de l’hypoderme profond (« culotte de cheval », « poignées d’amour », …). De part son origine, c’est une pathologie chronique pour laquelle il n’existe aucun traitement définitif. Le résultat devra donc être entretenu. La Mésorestructuration permet, après une analyse des différentes composantes de la cellulite en présence, d’agir sur chacune des composantes identifiées.

Cheveux

La Mésorestructuration est efficace pour limiter la chute des cheveux et favoriser leur repousse. En fonction des produits utilisés, il est également possible d’agir sur le diamètre et la qualité du cheveu et de restructurer la fibre capillaire.

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Les Résultats
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